Version imprimable de cet article Version imprimable

Perseverare diabolicum est !

 

Malgré les échecs les organisations internationales persévèrent à imposer à l’Afrique un modèle de scolarisation inappropriée . Elles sont incapables de mobiliser les ressources intellectuelles nécessaires pour penser un modèle différent, alternatif. Les raisons de l’impasse sont multiples. 

 

De ce fait, les échecs s’accumulent, les retards aussi par rapport aux objectifs des multiples plans vendus aux bons âmes des éducateurs de la planète. On se console ainsi avec de minces progrès.

 

Au Burkina Faso seulement un tiers d’un groupe d’âge parvient à la fin de la scolarité élémentaire (fin du CM2 selon la terminologie française). Seulement un enfant sur deux fréquente une école primaire. Le reste se perd chemin faisant ou ne se pointe même pas aux portes de l’école.

 

Ne nous laissons pas berner : ce n’est pas pas d’argent dont on a besoin, mais plutôt d’ idées. Il se peut que le coût final de la scolarisation des enfants en Afrique sera plus élevé, mais le problème n’est pas celui-ci. L’argent on le trouvera si le modèle fonctionne et s’il est de qualité.

 

En tout cas, après 60 ans d’échecs, de ressources investies, de congrès et de séminaires, il faut se rendre à l’évidence : la greffe de la scolarisation à l’occidentale ne marche pas.

 ************************

 Information publiée par le site "l’Expresso" du 19 janvier 2010

Burkina Faso : Comment lutter contre le décrochage ?

Si 54% des enfants sont scolarisés au primaire au Burkina Faso, seuls 34% vont jusqu’en CM2. Encore faudrait-il préciser que le taux des filles est nettement inférieur à celui des garçons. C’est peut-être pour cela que le Burkina accueillait du 8 au 10 janvier un atelier sur la déperdition scolaire. Cinq pays voisins participaient à la rencontre. Et tous ont échangé sur leurs dispositif. "De ces bonnes pratiques, l’on peut retenir l’idée des mères éducatrices, le parrainage d’enfants et les cantines scolaires".