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Cette fois, tout en français ! Voici une présentation critique des BTS dont on a parlé dans ce site récemment, c’est à dire du Brevet de technicien supérieur qui n’existe pas en Italie et qui existe au contraire en France. Il permet une formation professionnelle avancée sans aller à l’université et sans obstruer les universités dont le but est autre par une masse d’étudiants.

Le bouquin de Sophie Orange est le produit d’interviews effectuées auprès de plus de 1000 élèves. Voici la présentation faite dans le site français le "Café pédagogique" du 6 mai 2013 :

 

Peu étudiés jusque là, les BTS sont devenus une filière majeure de l’enseignement supérieur en accueillant un bachelier sur cinq. Accusés à la fois d’être une filière sélective et de proposer un enseignement déprécié, quelle est leur vraie place dans l’enseignement supérieur français ? Sont-ils une filière de promotion pour les « nouveaux bacheliers » ou un outil de relégation sociale ? Pour répondre à ces questions, Sophie Orange propose une thèse novatrice dans son approche et ses méthodes.

 

Il y a des livres qui font date. L’ouvrage de Sophie Orange, « L’autre enseignement supérieur », en fait partie. Ce livre est novateur sur bien des points. A commencer par son sujet. Bien que les STS (sections de techniciens supérieurs) soient la seconde filière du supérieur, elles ont, symptomatiquement, été très peu étudiées. Par les méthodes utilisées. Sophie Orange aurait pu se contenter des séries statistiques existantes. Elle a préféré construire ses propres données en interrogeant près d’un millier d’étudiants et en les suivant sur trois ans. Pas son approche. La thèse de S. Orange va plus loin que la plupart des travaux sociologues en offrant aussi une approche ethnographique de ses étudiants.

 

" C’est « l’enseignement supérieur des autres ». C’est celui des couches populaires. C’est un enseignement qui aboutit à un diplôme supérieur qui n’est pas reconnu au niveau européen [1]. C’est un enseignement supérieur qui refuse l’autonomie et la théorisation et, par suite, enferme ses étudiants dans des perspectives intellectuelles et sociales étroites [2]. C’est un enseignement qui élève des enfants des couches populaires mais sans leur donner les codes et les compétences pour devenir de vrais cadres. « Si les STS ont participé et continuent de participer à l’insinuation de l’enseignement supérieur en milieu populaire, elles forment des étudiants qui demeurent malgré tout toujours « autres », écrit S. Orange. C’est à ce prix que le « vrai » supérieur peut continuer à ne pas changer. Car si les STS sont accusées de concurrencer voire de contourner l’université, elles ont surtout pour mission d’accueillir ses recalés et de lui éviter une réelle démocratisation… [3]. "

 

On peut lire linterview de l’auteur en cliquant ici.

La publication peut être obtenue en cliquant <a data-cke-saved-href="http://www.puf.com/Autres_Collectio..." href="http://www.puf.com/Autres_Collectio..." autre_enseignement_supérieur’="">ici</a>.La maison d’édition sont les Presses Universitaires de France.</p> <p> </p><p></p>

[1] ndr. : La Francia ha avuto il coraggio di non cedere alle ingiunzioni europee e di fornire un diploma che non è riconosciuto sul piano europeo

[2] ndr. Ossia accademica universitaria

[3] ndr.:Dunque il modello non riesce ad abrograre la discriminazione sociale di fronte all’istruzione