Opinioni ed anticipazione del ministro francese Xavier Darcos sulla riforma dei programmi d’insegnamento della scuola elementare. Priorità al francese ed alla valutazione. La ricreazione sta per finire.

Version imprimable de cet article Version imprimable

Retromarcia sull’approccio per competenze ?

I Ministri dell’istruzione tentennano e frenano sulle riforme moderniste dei programmi d’insegnamento con in primo piano lo sviluppo delle competenze, le attività di ricerca, la promozione della personalità. Recentemente sia il ministro francese dell’ Education Nationale Xavier Darcos, sia il ministro italiano della Pubblica Istruzione Giuseppe Fioroni hanno richiamato l’importanza delle discipline fondamentali (matematica e lingua) e della valutazione degli apprendimenti. In Italia il ministro Fioroni è corso ai ripari contro la debolezza generale degli apprendimenti in matematica e crea una mega commissione di matematici per studiare il problema. In Francia , il Ministro Darcos ha già tirato il campanello d’allarme sul calo dei risultati degli studenti di quarta elementare nell’indagine ICONA dell’IEA che sarà resa nota prossimamente.

Nella relazione svolta al seminario internazionale dell’ADI "TEMPO DI SCELTE NELLA SCUOLA" svoltosi a Bologna il 2 e 3 marzo 2007 avevo presentato una relazione intitolata "Curricoli "Fast Food" e "Slow Food" nell’arena internazionale" nella quale contrapponevo due strategie di riforma dei curricoli, una basata sulle competenze (Slow Food) e l’altra imperniata sui saperi essenziali (Fast Food). In questa relazione avevo collocato la Francia nel gruppo di paesi che avevano adottato la strategia di riforma "Slow Food", in compagnia della Spagna, del Belgio francofono ed anche dell’Italia (che non avevo trattato). Questi paesi facevano tutti riferimento al quadro europeo delle qualifiche varato il 5 settembre 2006 nella Proposta di Raccomandazione del Parlamento Europeo e del Consiglio dell’Unione Europea agli Stati membri. La Francia aveva anticipato il movimento con l’adozione dello zoccolo comune delle competenze e la Spagna aveva seguito il movimento con due decreti reali pubblicati alla fine del 2006 nei quali si indicavano le competenze essenziali dasviluppare nelle scuole.

Né gli Stati Uniti, né l’Inghilterra si erano mossi in questa direzione. In altri sistemi scolastici dove si erano sperimentate ed in parte adottate riforme dei programmi scolastici impostate sulle competenze, come per esempio nella Svizzera Romanda con il programma PECARO [1] , a Ginevra con la riforma dell’insegnamento primario detta "Rénovation de l’enseignement primaire" [2], o nel Québec, queste riforme sono state in genere bloccate e messe nei cassetti in questi ultimi mesi. La resistenza della popolazione, delle famiglie, di una parte del corpo docente hanno avuto la meglio sulle proposte di rinnovamento dell’insegnamento.

Queste reazioni sembrano indicare la presenza di un forte rigetto delle forme d’istruzione socio-costruttiviste, del costruttivismo conoscitivo applicato all’insegnamento, e delle forme alternative d’istruzione che un tempo si sarebbero incluse nella pedagogia della scuola attiva e che oggi si oppongono al conservatorismo pedagogico. Sul costruttivismo della cognizione si veda per esempio il sito della Fondazione Jean Piaget dedicato alle ricerche di Piaget e dei piagetiani. Alleghiamo l’articolo del quotidiano Le Monde nel quale il ministro francese Xavier Darcos annuncia le sue intenzioni e riproduciamo il commento critico delle pagine L’Expresso del 12 novembre 2007 del sito francese Le Café pédagogique che è un sito molto vicino ai sindacati francesi della scuola ed è molto critico nei confronti del governo di centro destra al potere in questo momento in Francia.

Allegato dell’ultimo minuto : il progetto di riforma della scuola primaria proposto dal nuovo ministro Xavier Darcos ( "Document d’orientation Propositions du Ministre de l’éducation nationale, soumises à discussion , pour définir un nouvel horizon pour l’école primaire")

***********************************************

Primaire : Darcos bouscule les syndicats

C’est à la télévision que le ministre avait annoncé la suppression du samedi matin. C’est dans Le Monde qu’il fait connaître ses nouveaux programmes pour le primaire.

Ceux-ci s’appuient sur une conception traditionnelle de l’Ecole. Ainsi il oppose le temps des fondamentaux (avec priorité absolue au français dont l’horaire devrait augmenter) aux activités, comme si celles-ci étaient dépourvues de contenus scolaires (sans parler des compétences sociales). L’accent est mis sur les contenus et sur l’évaluation. Acquis des élèves, enseignants, écoles seront évalués régulièrement sous l’angle de leurs résultats.

Pour les élèves en difficulté, le ministre annonce un stage de remise à niveau au cours moyen et l’utilisation des 2 heures libérées du samedi matin pour accueillir de petits groupes d’élèves. Moyennant quoi le ministre promet de diviser par trois l’échec scolaire.

L’annonce définitive du programme pourrait intervenir au moment de la publication de l’enquête Pirls afin de justifier aux yeux des parents les aspects les plus traditionalistes de ce texte.

Le Snuipp estime que cette "annonce précipitée jette le trouble une nouvelle fois sur les conditions du dialogue social… Le SNUipp met en garde le ministre sur la nécessité d’engager des discussions sur des bases rigoureuses, transparentes et respectueuses des partenaires sociaux".

***************************************************

Commento pubblicato nelle pagine l’Expresso del sito Le Café pédagogique del 15 novembre

Darcos publie le cahier des charges de sa réforme du primaire

"La première étape de cette nouvelle ambition sera de diviser par trois, d’ici la fin de cette mandature, le nombre d’élèves en situation d’échec lourd. C’est le premier objectif de ce projet pour l’Ecole primaire". En publiant, le 14 novembre, le "document d’orientation" pour les nouveaux programmes de l’école primaire, Xavier Darcos n’évite pas l’ambition du progrès rapide et massif dans l’école.

Pour atteindre, en moins de 5 ans, cet objectif il envisage plusieurs outils. En premier lieu, il souhaite diviser par deux le nombre des redoublements : de 18% ils passeraient à moins de 10%. Pour le ministre, il est clair que "le redoublement précoce n’a aucun impact positif sur la poursuite de la scolarité d’un élève", une affirmation que la recherche ne peut que confirmer.

L’autre moyen c’est le renforcement des fondamentaux et prioritairement du français. X. Darcos oppose "deux temps de l’école : le temps de la transmission des savoirs au service de l’acquisition par tous les élèves des apprentissages fondamentaux et le temps de l’accompagnement éducatif" ces derniers "empiètent trop sur les contenus fondamentaux.

Le dernier outil c’est le pilotage par l’évaluation. Deux évaluations nationales seront imposées au milieu de l’année en CE1 et CM2. "Les progrès accomplis par les élèves et mesurés par ces évaluations constitueront le véritable indice de réussite de la politique scolaire". L’évaluation des enseignants intégrera les résultats de leurs élèves. Le ministre écrit même cette phrase assez curieuse : "L’évaluation des professeurs des écoles doit être redéfinie : pour ne plus s’attacher seulement à la méthode pédagogique de l’enseignant mais intégrer les progrès des élèves" comme si l’école n’était qu’une machine à instruire...

Les élèves en difficulté bénéficieront de travaux en petits groupes, à l’écart de leurs camarades, durant les deux heures hebdomadaires libérées (celles du samedi matin). "il sera proposé à tous les élèves présentant en fin d’école primaire de grandes difficultés dans la maîtrise du langage, de la lecture ou de l’écriture, un stage de remise à niveau entre la fin du CM1 et le commencement de la scolarité au collège".

Enfin, l’école maternelle devrait être elle aussi réformée. "Il faut donner à l’école maternelle un programme qui respecte mieux sa spécificité en matière pédagogique". Il rejoint là aussi une demande du HCE.

Le Snuipp a réagi à ces propositions en estimant que "l’ensemble des propositions ministérielles, en l’état, apparaissent comme peu crédibles". Le Snuipp critique particulièrement le renforcement du français. "La notion de priorité absolue à l’apprentissage de la langue française ne risque-t-elle pas de se traduire par la diminution de l’enseignement des mathématiques, des sciences, de l’éducation artistique, de l’EPS, de l’histoire – géographie ?... L’absence de référence aux RASED, à la formation continue et aux dispositifs de classe passerelle et de scolarisation de moins de trois ans est inquiétante".

Cette feuille de route semble à la croisée de plusieurs influences. On y retrouve d’abord celle du rapport du HCE : la nécessité de lutter contre l’échec scolaire, de recadrer l’enseignement en maternelle et de lutter contre les redoublements. On y voit aussi celle de l’accountability américaine : des batteries de test permettent d’observer les résultats des écoles et, par suite, obligent les établissements à s’améliorer et particulièrement ceux qui ont les publics les plus défavorisés. Pour cela ils organiseront des renforcements en petits groupes. Malheureusement on peut craindre qu’une vision aussi simpliste n’apporte pas les réponses attendues. Il ne suffira pas plus de retenir plus longtemps à l’école certains élèves pour qu’ils améliorent leurs résultats que de mettre en place des batteries de tests, pour assurer une éducation de qualité. Le document va maintenant servir de base à des échanges entre les acteurs de l’Ecole. Souhaitons qu’ils y introduisent le mot "éducation" .

[1] Adottato nell’ aprile 2005 dai capi dei dipartimenti dell’educazione dei sistemi scolastici francofoni della Svizzera

[2] Quanto rimasto del progetto iniziale avviato nel 1994 è stato massicciamente rifiutato dal popolo sovrano con un voto avvenuto a Ginevra a fine settembre 2006. I no alla riforma della scuola di stampo progressista hanno riunito il 75% dei votanti, con una partecipazione al voto del 55% del corpo elettorale

Les documents de l'article

Ref_prim_darco.pdf
DocumentOrientationEcolePrimaire.pdf