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Informatica, inglese, impresa : dalle parole ai fatti

Non solo l’Italia è in ritardo in questo campo ma anche la Francia. Non ci sono termini di confronto tra la politica scolastica inglese di promozione e sviluppo delle nuove tecnologie nelle scuole e quanto succede in Francia od in Italia. La differenza è palpabile sia a livello di strategia ed investimenti politici, sia a livello della ricerca scientifica e tecnologica sugli apprendimenti, sia infine sul piano della valutazione delle esperienze, dei progetti e degli effetti delle nuove tecnologie sugli apprendimenti e le modalità d’organizzazione della vita scolastica. L’impianto scolastico potrebbe traballare e crollare con la diffusione delle nuove tecnologie ma i sistemi scolastici sono delle potenze autoreferenziali che sanno identificare perfettamente i loro nemici, riescono a difendersi in maniera strepitosa contro i pericoli che li minacciano ed infine sanno digerire e pervertire le tecnologie che potrebbero sovvertire i rapporti di potere all’interno della scuola e sconvolgere il discorso di verità proposto dalla tecnologia scolastica. Queste operazioni sono sotto i nostri occhi e possono essere osservate quotidianamente.

La secolare tradizione scolastica è minacciata dalle nuove tecnologie dell’informazione. La scuola è confrontata ad un cambiamento epocale di paradigma di produzione, gestione, trasmissione e controllo delle conoscenze, proprio come è successo cinque secoli fa con l’avvento della stampa e la diffusione di libri stampati. I dati del problema sono noti e sono stati ben descritti in numerose pubblicazioni. In Italia si possono consultare con grande profitto le pubblicazioni seguenti :

- Antinucci, F. (2001). La scuola si è rotta. Perché cambiano i modi di apprendere. Bari : Laterza ;

- Parisi, D. (2000). Scuol@.it. Come il computer cambierà il modo di studiare dei nostri figli. Milano : Mondadori ;

- Simone, R. (2000). La Terza fase. Forme di sapere che stiamo perdendo. Bari : Laterza ;

- Ferri, P. (2008). La scuola digitale, Milano : Bruno Mondadori Editore.

Per altro il numero di aprile 2008 del mensile francese "Le Monde de l’éducation" è dedicato ai cambiamenti nell’apprendimento che si osservano nella generazione cresciuta con i computer.  [1]

In un altro articolo pubblicato in questo sito si accenna alla potenziale rivoluzione dell’insegnamento che si cela dietro il progetto "Un computer per ogni bambino" (One laptop per child) senza per altro descrivere le fortissime resistenze che il progetto sta suscitando all’interno dei sistemi scolastici, in celebri fondazioni impegnate sul terreno dei diritti umani ed infine nel giro delle ditte specializzate nel settore dell’informatica. In questo campo il commercio si rivela un alleato della pedagogia conservatrice pur presentandosi sotto le vesti dell’innovazione tecnologica progressista. Nulla è semplice in questo mondo.

In questo settore si disegna una duplice strategia : quella della guida oculata del cambiamento oppure quella della rassegnazione fatalista. La prima implica molte risorse, una valutazione sistematica, investimenti considerevoli. E’ la via seguita in Inghilterra. L’altra è la politica del venditore di polizze assicurative, come ben dice Giusegge Granieri. [2] Si è prontissimi a scommettere sulle probabilità, ad annunciare l’ineluttabilità degli eventi, a sfruttare la dabbenaggine e la paura, senza per altro stanziare nessuna risorsa sostanziale per far fronte all’ineluttabile cambiamento. Si sventaglia l’obiettivo della generalizzazione dell’informatica e dell’inglese nell’insegnamento primario senza predisporre nessuna strategia adeguata per conseguirlo.

Il sito francese "L’Expresso" del 28 aprile 2008 pubblica due rapporti francesi sullo sviluppo delle nuove tecnologie nelle scuole inglesi nei quali si sintetizzano e si analizzano le impressioni raccolte durante la visita del BETT, la più grande esposizione mondiale sui TIC che si è svolta nel gennaio scorso a Londra.

Commento pubblicato nell’edizione del 28 aprile 2008 dell’ "Expresso" nel sito del Café pédagogique

Alors que nous avons tant de mal à intégrer les TIC dans le système éducatif, l’Angleterre est peut-être à même de nous proposer un modèle. C’est la question centrale de deux rapports réalisés l’un par un chercheur, Alain Chaptal, l’autre de façon plus institutionnelle par Philippe Portelli (CNDP). [3]

Tous deux rendent compte de la visite du salon BETT 2008, un événement que les lecteurs du Café pédagogique ont pu suivre, puisque Monique Royer a suivi la délégation française à Londres en janvier dernier.

Incontestablement, l’Angleterre se présente bien comme le paradis des TICE. Alain Chaptal a réuni des chiffres confondants. A partir de 1997 ; le gouvernement travailliste a largement investi dans les nouvelles technologies avec l’objectif de changer l’Ecole. Résultat les enseignants anglais sont des utilisateurs "fréquents et intensifs" des Tice : 96% d’entre eux utilisent l’ordinateur en classe, un enseignant sur quatre le fait dans la majorité de ses cours contre 3% en France. Les trois quarts des enseignants se déclarent "compétents" en TICE. Les budgets ont suivi : une multiplication par 6 depuis 1998, près de 900 millions investis en 2007.

Les TICE ont-elles permis d’améliorer le niveau scolaire des jeunes Anglais ? Oui répond A. Chaptal qui cite en exemple le projet ICT Test Bed : de 2002 à 2006 on a privilégié le recours systématique aux TIC dans des établissements défavorisés. Les tests nationaux montrent des "résultats spectaculaires" à la fin du primaire. "En 4 ans", nous dit A. Chaptal, les écoles du projet ont rattrapé le niveau moyen de l’ensemble des écoles anglaises". Pour autant la médaille a aussi son revers : les rapports montrent que les usages des TICE ne font toujours pas assez appel à l’activité des élèves, à leur aptitude à collaborer, à leur capacité d’autonomie. "Si l’Angleterre apparaît à bon droit comme le bon élève européen en matière de TICE", écrit toujours A. Chaptal, "elle le doit avant tout à l’usage des tableaux blancs interactifs dans le primaire c’est-à-dire à un usage en classe entière encore très proche des pédagogies traditionnelles".

Quelles leçons tirer de la voie anglaise ? L’inspecteur général Alain-Marie Bassy identifie des éléments importants de la politique anglaise. Pour lui "pour qui essaye de comprendre les raisons de l’avance britannique, plusieurs considérations s’imposent". On pourra en retenir trois.

- D’abord une volonté politique, maintenue plus de 10 ans, avec les engagements financiers mentionnés. Ajoutons que cette politique est aussi portée idéologiquement par le parti travailliste, une situation à l’opposé de la conjoncture française où l’UMP valorise les discours les plus traditionalistes.

- Ensuite, une "gouvernance partenariale" qui articule de façon efficace une impulsion gouvernementale, portée par une agence (le Becta) en s’appuyant sur des relais associatifs ou professionnels (Schoolzone par exemple). Un peu comme si le ministère confiait sa politique TICE à une agence capable de reconnaître et travailler avec les associations de profs comme Weblettres, les Clionautes ou le Café…

- Enfin un système qui trouve aussi son équilibre avec les pouvoirs locaux (capables de veiller à la gestion des fonds) et les entreprises (un vivier de plus d’un millier de fournisseurs reconnus et encadrés). Cette articulation entre le public et le privé, l’associatif et l’institutionnel correspond peut-être à la société du XXIème siècle, marquée, comme le disaient les experts du Conseil d’analyse économique, par la "coopétition".

Mais qui peut tirer ces leçons ? Alors que les TICE ont une place reconnue dans le socle commun, le moindre qu’on puisse dire c’est qu’elle est très peu affirmée dans les futurs programmes du primaire. Les rapports attendus par le ministre sur les TICE et l’Ecole, par exemple celui de la mission e-educ, seront-ils capables de faire entendre l’exemple anglais face aux sirènes de la tradition ?

[1] Dossier : Génération Digital Natives

L’école peut-elle faire l’économie de la révolution numérique ? Jusqu’à ce jour, elle a résisté, contre vents et marées, se positionnant comme gardienne de la tradition plutôt que comme laboratoire du troisième millénaire. Mais désormais, la génération des enfants du Net a envahi les bancs de l’école, du collège et du lycée, trouvant au tableau noir et à la craie un petit air bien désuet. (...)

- Apprendre avec un cerveau numérique

- Dissertation contre QCM

- Résister ou s’adapter

- La pédagogie aux prises avec la Toile TICE : priorité aux contenus

[2] Si veda Blog Generation, edizione Laterza, Bari, 2005

[3] I due rapporti sono allegati

Les documents de l'article

Rule_Britannia.pdf
Rapport_de_Mission_BETT_2008_-_Mars_2008.pdf
Monde_educ.jpg