Cette étude porte sur les connaissances initiales ou précoces au début de la scolarité et a pour object une meilleure appréciation des compétences cognitives des enfants de 4 ans.

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Ce travail aborde les questions suivantes : que savent les enfants, que comprennent-ils, quels obstacles rencontrent-ils dans les démarches de résolution des problèmes numériques, quelle représentation ont-ils du monde de l’écrit en entrant à l’école ; uelle perception ont-ils de l’environnement ? Ces questions sont examinées à travers les procédures de résolution et les réposnes données par les enfants.

Voici un rapport de recherche salutaire qui met en évidence les niveaux d’expertise et de développement cognitifs des enfants de 4 à 6 ans, en particulier dans le domaine des activités numériques, des activités langagières et des représentations de l’environnement.

Face à la frénésie de scolariser précocement les enfants avec l’illusion ou la prétention d’améliorer leurs apprentissages, il est utile de remettre l’église au milieu du village, ce qui fait fort bien El Hadi Saada, dans une recherche de nature piagétienne, si ainsi on peut s’exprimer. L’auteur rappelle que les rythmes d’apprentissage de chaque enfant ne peuvent pas être forcés. En d’autre terme on ne peut pas forcer la nature ou pire aller contre-nature. C’est une leçon à retenir pour ne pas cultiver des illusions sur l’anticipation de la scolarisation.

Ceci dit, il est utile de multiplier les recherches sur les compétences des enfants au moment deu début de la scolarité obligatoire. Ces travaux peuvent aider à repérer les enfants les plus démunis sur le plan cognitif et mettre en oeuvre des politiques d’intervention appropriées pour réduire les handicaps au début de la scolarisation comme par exemple le "Early Childhood Longitudinal Study" du National Center for Education Statistics (NCES), de l’administration fédérale américaine.